Pavia Décor est un atelier de peinture décorative haut de gamme, entre Genève et la Haute-Savoie. Dorure à la feuille d’or, tadelakt, stuc italien. Après dix-neuf ans d’activité, l’entreprise n’avait ni site, ni fiche Google, ni nom de domaine. Voici comment le site s’est construit, et ce qu’il a changé.
L’essentiel. Un savoir-faire rare, invisible en ligne. Nous avons déposé les noms de domaine, construit le site autour des photos de chantiers, créé la fiche Google et mis en place la récolte des avis clients. Le tout pour 29 € par mois.
Le point de départ
L’atelier travaille des matières que peu de gens savent encore poser : la feuille d’or sur les corniches, le tadelakt qui tient dans une douche italienne, le stuc italien en neuf passes jusqu’à la finition miroir. Une clientèle de villas et de chalets, des architectes d’intérieur, un positionnement clairement haut de gamme.
Côté visibilité, la situation était simple : rien. Pas de site. Pas de fiche Google. Pas de nom de domaine. Un compte de réseau social qui montrait surtout de la peinture courante, loin des savoir-faire qui font la valeur de l’atelier.
Dix-neuf ans d’activité, et une seule source de clients : le bouche-à-oreille. Ça fonctionne, jusqu’au jour où ça ralentit. Sans autre canal, une entreprise passe des périodes chargées à des périodes creuses sans pouvoir agir dessus.
Il y avait aussi un problème plus discret, très fréquent chez les artisans qui travaillent bien. Quand un devis se compare uniquement à un autre montant, le moins cher gagne. Un client qui regarde le travail avant le prix raisonne autrement. Encore faut-il qu’il puisse voir ce travail quelque part.
Ce que nous avons construit
Trois noms de domaine. Le .com, le .fr et le .ch, déposés dès le cadrage, au nom de l’entreprise. Le .com sert d’adresse principale, les deux autres redirigent dessus. L’atelier travaille des deux côtés de la frontière, ses clients tapent l’un ou l’autre.
Trois directions de design, une seule retenue. Dès le lendemain du rendez-vous, trois propositions complètes étaient sur la table : un atelier nocturne, une galerie claire, une signature cuivre. C’est l’atelier nocturne qui a été retenu, parce qu’un fond sombre met la matière en valeur comme une vitrine de galerie. Le site a ensuite été repris deux fois sur retours.
Les photos, une par une. Les chantiers arrivaient par message, souvent avec un vocal pour expliquer la technique. Un plafond noir, une rosace dorée, un mur en intissé, un spa complet, une cuisine refaite de A à Z. Chaque photo a été légendée avec le vocabulaire exact du métier, et chaque publication validée avant mise en ligne.
Une recette bloc par bloc. Avant la publication, une heure de visio avec le site à l’écran, section par section. Le logo d’origine remis en place et agrandi. L’adresse e-mail retirée de l’affichage au profit du seul formulaire, parce qu’une adresse en clair se fait ramasser par les robots à spam. Les photos passées en revue pour le droit à l’image. Le site est parti en ligne dans la foulée.
La fiche Google, créée de zéro. C’est la partie que beaucoup d’artisans laissent de côté, et c’est souvent la plus rentable. La fiche affiche une zone d’intervention plutôt qu’une adresse postale, ce qui est le bon réglage pour une activité qui se déplace chez le client. Le site y renvoie, et elle renvoie au site.
Les avis, demandés puis affichés. Les premiers avis sont arrivés dans les semaines qui ont suivi, tous à cinq étoiles. Ils sont repris tels quels sur le site, avec le nom de leur auteur et un lien vers la fiche. Personne ne peut les modifier depuis le site, et c’est écrit sur la page.
L’accompagnement, au-delà du site
Le site est la partie visible. Ce qui l’entoure compte autant.
Nous avons regardé le marché local, avec un chiffre parlant : environ 483 peintres recensés à Genève, et six ou sept seulement avec des avis Google. Presque personne ne revendique la dorure à la feuille d’or ou le stuc. Sur ces spécialités, la place est libre.
De là découle une stratégie transposable à beaucoup de métiers : viser les recherches précises plutôt que le mot générique. Quelqu’un qui cherche « dorure à la feuille d’or Genève » ou « tadelakt salle de bain » sait ce qu’il veut, et il y a peu de monde en face. Le mot « peintre », lui, est disputé par des centaines d’entreprises. Une version du site avec une page par savoir-faire est en préparation sur cette base.
Nous avons aussi traité le reste : quoi publier sur les réseaux et dans quel ordre, comment répondre aux avis (y compris à un avis négatif, le jour où il arrivera), et quelle adresse de contact utiliser.
Ce que ça a changé
Le site est en ligne depuis peu. Quelques semaines ne font pas une étude de trafic, et nous n’allons pas prétendre le contraire. Voici ce qui est mesuré à ce jour.
Sur Google, pavia-decor.com sort en première position sur le nom de l’entreprise. Ça peut sembler évident, ça ne l’était pas : avant, chercher « Pavia Décor » ne menait nulle part. Le site a été pris en compte par Google en quelques jours.
La fiche Google affiche 5,0 sur 5. Elle n’existait pas au départ, et c’est le levier qui pèse le plus lourd sur la visibilité locale. Dix avis feraient plus, à eux seuls, que tout le reste réuni.
Enfin, il y a ce qui ne se mesure pas en chiffres. L’entreprise a une adresse à donner. Un prospect recommandé par un ami peut vérifier le travail avant d’appeler. Un architecte peut voir des photos de dorure et de stuc au lieu d’un compte généraliste. Sur un positionnement haut de gamme, cette preuve visuelle fait une partie du travail commercial.
Ce qui vient ensuite
Un site qui vient d’être publié n’est pas un site fini. La suite est déjà cadrée : une page par savoir-faire pour aller chercher les recherches précises, de nouvelles photos à légender au fil des chantiers, et surtout la récolte régulière des avis clients.
Le site se met à jour comme les photos sont arrivées : par message. Une photo de chantier, deux phrases, et la galerie bouge. C’est le principe de Pronto, et sur ce projet il a servi dès le premier jour.
En bref
| Le métier | Peinture décorative haut de gamme depuis 19 ans. Dorure à la feuille d’or, tadelakt, stuc italien, faux marbre, faux bois, trompe-l’œil. |
|---|---|
| La zone | Suisse romande et Haute-Savoie. Chalets de montagne et villas au bord du lac. |
| Le point de départ | Aucun site, aucune fiche Google, aucun nom de domaine. Des clients qui venaient uniquement par le bouche-à-oreille. |
| Ce qui a été fait | Trois noms de domaine, trois directions de design, le site, la fiche Google, la récolte des avis, la stratégie de visibilité. |
| En ligne sur | pavia-decor.com, avec le .fr et le .ch qui redirigent dessus |
| Le coût | 29 € par mois, tout compris. |
« Le site est très bien, moi je le trouve clair et net, et très précis. »
